Epigénétique conférence 2021

La bionomie, la conquête de sa propre existence.

Art For Science a assisté ce jour à la conférence sur l’épigénétique donnée par Joel de Rosnay et l’équipe OnePoint :

Ce que nous avons retenu et que nous avons à cœur de partager avec vous :

Epigénétique : “Epi” veut dire “en plus de”. Comme on décrirait un “épiphénomène” comme quelque chose qui vient s’ajouter.

Voyons notre personne comme une technologie : notre ADN est en fait comme un OS (un operating system) sur lequel on peut venir ajouter de façon illimitée des appli !

Nous sommes comme une technologie que l’on peut éteindre, allumer, chargé ou déchargé, améliorer avec des app. Et bien c’est grâce à notre comportement, à notre bienveillance, au fat que nous sommes heureux ou pas que l’on va modifier nos gènes, notre vieillissement, notre santé !

A la base il y a transmission des “caractères acquis” transmit de génération en génération : l’intelligence des parents, la capacité à être sportif, etc… se transmet et il y a en plus un “ADN sociétal” qui se traduit par le comportement collectif. Voici l’apparition des gènes sociétaux !

Charge à nous de prendre en main notre avenir en connaissance de nos héritages passés et présents et de changer les choses pour une meilleure qualité de vie.

Cette prise en charge de soi s’appelle la “Bionomie” comme le souligne Joel De Rosnay.

La bionomie = la conquête de sa propre existence.

Charge à nous de comprendre la règle de la gestion de notre propre corps, de notre propre existence.

“Nous apprenons à nos enfants à être économe et écologue. Nous leur apprenons l’économie et l’écologie. Apprenons à être bionome : prendre soin de son corps.

Être frugale avec sa vie, la vie des autres.”

Comment être bionome ?

1/ En donnant l’exemple  : pratiquer du sport, de la méditation, faire des exercices pour faire travailler son cerveau. Rappelons les 5 piliers de l’épigénétique : la nutrition, la gestion du corps, la gestion du cerveau, l’environnement, choisir son mode de vie, la culture des liens sociaux. Rappelons le rôle de l’apprentissage (stimuler son cerveau !) et de la nutrition (la nutrition va favoriser la production de certains gènes).

2/ En cherchant le bonheur et plaisir : ils sont les effets qui résultent des actions que l’on mène en étant bionome. On voit les effets. On peut les évaluer : sommes-nous plus heureux ?

“Être bien sa peau, c’est être bien avec les autres.”

Dans le futur on va se connecter par la pensée aux outils numériques : sous forme de collage de pastilles sur les tempes pour interagir et télécommander son environnement. Qu’on l’accepte ou non, cela va se produire : c’est la poursuite de l’homme augmenté grâce à l’IA.

Bien sûr il y a des risques à ce “transhumanisme” : le risque de manipulation des cerveaux ; Attention aux atteintes aux libertés humaines.

Mais rappelons “qu’il faut avoir moins peur de l’intelligence artificielle que de la bêtise humaine.”

Faire de la technologie des acquis pour l’intelligence ; maîtriser l’outils pour se dépasser plutôt que d’en avoir peur.

L’intelligence Artificielle doit suivre la règle des 4  P : être préventive, personnalisée, prédictive, participative.

Le médecin du futur sera un conseiller de vie !

La gestion de notre santé va évoluer “sous forme d’abonnement : on va s’abonner à une meilleure santé ! Notre coach (medécin) et il y aura des prestataires de services pour être en meilleure santé et vieillir moins vite. Parmi ces prestataires, je compte les industries pharmaceutiques”.

La société d’aujourdhui : attention à l’immédiateté !

Sortir de l’immédiateté car on perd l’attention ! “On nous bombarde d’info qui nous fait perdre l’attention.”

Marcher dans la forêt, écouter les enfants, sentir une fleur, prendre du recul, donner du temps au temps, écouter les gens. Toutes ces choses sont fondamentales pour sortir de son ego et être en empathie avec soi et les autres.

Changement de la nature du travail : le travail devient déprogrammé, délocalisé. Smartphone = ordinateur puissant et télécommande qui permet de cliquer dans notre environnement.

Le smartphone augmente notre cerveau, c’est une extension du cerveau.

Révolution sur laquelle on n’a pas assez insisté.

La COVID-19 :

Le confinement c’est le retour sur soi : on peut le prendre de manière positive. On peut se remettre en cause, on lit des livres, reprendre contact avec soi, sa famille.

Aller plus loin sur soi.

L’occasion d’exprimer sa résilience, sa capacité à gérer l’adversité.

Les virus dangereux sont le début de notre ère : on va devoir apprendre à vivre avec. Ce n’est que le début !

“Chacun peut vivre des évènements traumatiques qui peuvent marquer son génome et se transmettre aux autres générations. Ainsi, on peut hérité ou faire hériter d’une certaine prédisposition au stress, à la dépression, à l’alcool, au tabac, etc… La claustrophobie, et pleins de peurs, sont transmis dans les gènes.”

A l’inverse, vivre des joie intenses marquent aussi notre génome et se transmet aux autres générations ! Exemple de joies intenses : côtoyer la beauté. La beauté d’un visage, d’un tableau, de la nature. Le sentiment de la beauté peut être transmis dans l’épigénétique.

La gastronomie aussi peut être transmis : la volonté de cuisiner et de bien manger. Le plaisir de la vie. A l’inverse, l’impact de la nourriture industriel – “la malbouffe” –est dramatique ! “Aussi trop de viandes, trop de graisses, trop de sucres : impact très mauvais sur notre cerveau.” Il faut se pencher sur les principes de base de la nutrition. “Viser une nutrition équilibrée. On peut (doit ?) jouer sur la complémentation : c’est le fait que certain acide aminé combiné entre eux présentent de merveilleux apports ! Citons le riz et les lentilles, le couscous et les pois chiche, les haricots blancs et le maïs,…. L’avenir est aussi de manger moins de viande, on abime la planète et notre santé. On ressent beaucoup de bonheur à manger végétarien.”

On ne peut lutter que par :

1/ l’éducation,

2/ l’exemple, #metoo

3/ la lutte : “on peut lutter uniquement quand cela (les difficultés) s’exprime”.

Zoom sur les “Mèmes = #metoo”

Un mème est un élément de comportement transmis par imitation.

La mémétique est un moyen de gérer l’ADN sociétale !

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