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Art

Le musée du futur sera t’il aussi olfactif ?

Le New York Times met en lumière une innovation liée à l’art historique : les odeurs entrent au musée !

Des chercheuses et chercheurs olfactif mettent leur compétence en œuvre pour nous rapprocher le plus possible des odeurs présentes à certains époques représentées dans des oeuvres d’art : devant le tableau de la bataille de Jan Willem Pieneman, daté de 1824, les visiteurs du musée d’Amsterdam, le Rijksmuseum, pourront sentir sur des bandelettes en papier ou dans des petits vaporisateurs réunis en collier “des odeurs de Waterloo”.
Cette magie est rendue possible grâce à Caro Verbeek,  historienne de l’art et chercheuse olfactive, en partenariat avec la parfumeuse Birgit Sijbrands, le créateur de parfums Bernardo Fleming, d’International Flavors & Fragrances, et le Rijksmuseum d’Amsterdam, dans le cadre d’un projet baptisé “Sur les traces des senteurs oubliées”.

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“Nous connaissons également les ingrédients qui composaient le parfum de Napoléon – il s’en aspergeait des litres tous les jours et en portait même une bouteille dans sa botte. […] “Les guerres regorgent d’odeurs, assure Caro Verbeek. Dans leurs lettres, les soldats parlent moins de leurs blessures que de l’horreur des bruits et des odeurs. C’est ce qui nous permet de les connaître.”

Le New York Times précise que l’odeur est le sens le plus éphémère “contrairement aux couleurs ou à la musique” : “dans le domaine en plein essor des études olfactives, des scientifiques, des chercheurs, des artistes, des historiens et des experts du patrimoine culturel joignent leurs compétences pour travailler sur le sens qui est sans doute le plus difficile à préserver.
Certains tentent de conserver les odeurs de notre époque – en particulier celles qui n’existeront peut-être plus dans quelques décennies –  Se souviendra-t-on encore dans un siècle de celle qu’exhalait une cigarette ?

“Caro Verbeek ressuscite les odeurs d’antan en composant un “parfum” associé à un événement historique, à un personnage ou à une œuvre d’art. C’est ainsi qu’elle a reconstitué l’odeur du vestiaire de l’équipe de football des Pays-Bas après sa victoire à l’Euro 1988 (huile de coco, transpiration, champagne, déodorant Fresh Up, vêtements sales et une marque bien précise de gel douche).

L’art pour tous : l’expérience au musée, “un moyen de rendre l’art plus accessible”

“L’entrée des odeurs dans les musées peut être une manière de rendre l’art plus accessible, notamment pour les visiteurs malvoyants ou non voyants, ou ceux qui souffrent de troubles mentaux. Responsable adjointe de l’accessibilité au Metropolitan Museum of Art [de New York], Marie Clapot planche depuis quelques années sur l’intégration des odeurs au musée. “On a beaucoup travaillé sur le toucher, avec des dispositifs tactiles, sur le mouvement, sur le son, et puis un jour, je me suis rendu compte qu’on n’avait pas fait grand-chose sur les odeurs, se souvient-elle. Ça va au-delà du côté amusant. C’est une manière de rendre une œuvre d’art accessible.” Une manière aussi, poursuit-elle, d’intéresser à l’art des gens qui ne sont peut-être pas sensibles à son histoire au sens traditionnel du terme.”

La question 2020 avec le masque de protection sanitaire va aussi être : est-ce possible de percevoir les odeurs de ces parfums avec un masque ?

Les plus grands musées du monde ont encore beaucoup de bonnes surprises pour nous, soyons-confiants !

Peut-on parfumer son masque ?

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Un article sur le parfum et le masque de protection donne l’idée, à petite dose, de parfumer légèrement sont masque pour un quotidien plus joyeux : “Les matières premières qui constituent encore aujourd’hui les parfums ont des vertus antiseptiques. Au XVIIème siècle, lors des épidémies de pestes, les parfumeurs avaient pour mission d’aller désinfecter les lieux. Ils portaient alors un masque qui avait la forme d’un long bec dans lequel il avait mis du parfum. Ils se protégeaient alors des odeurs liées à la maladie mais aussi profitaient des vertus purificatrices de ces parfums. L’écrivaine et experte en parfum Elisabeth de Feydeau propose de parfumer très légèrement l’intérieur de nos masques d’un parfum qui nous est cher. À la manière d’un doudou, vous pouvez emporter cette odeur avec vous toute la journée. Evidemment, tout est question de dosage. Il n’est pas question d’imbiber son masque ce qui lui ferait perdre ses vertus protectrices.
Il est également possible de parfumer légèrement un masque avec des huiles essentielles connues pour être bonnes pour la santé comme l’eucalyptus. Là encore méfiance. Ces produits peuvent être allergènes et il convient donc de vous faire aider pour bien les choisir si ne les connaissez pas ou peu.”

Sources :

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